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AMDI, petites séries mais grandes ambitions (le 31 août 2016 / Le Tout Lyon Affiches)

Spécialisé dans les petites séries, le plasturgiste rhodanien AMDI a progressivement imposé son savoir-faire dans toute la France. Ambitieux, il regarde maintenant du côté de l'Allemagne.

Installé à Belleville-en-Beaujolais, où il a vu le jour en 1997, le plasturgiste AMDI s’efforce de démontrer depuis près de 20 ans que l’industrie française a de l’avenir quand elle monte en gamme pour se démarquer de la concurrence. Spécialisée dès l’origine dans l’usinage et la fabrication de moules, l’entreprise dirigée par Thierry Noyel, qui emploie aujourd’hui 20 personnes, n’a pas abandonné son cœur de métier au fil des années, mais elle a singulièrement fait évoluer son mode d’exercice.
« A l’origine, nous faisions des grandes séries pour la fonderie, pour des équipementiers automobiles et pour différents industriels de la Plastics Vallée, explique-t-il. Mais j’ai compris que nous devions revoir notre positionnement, dès 1999, lorsque j’ai vu partir en Chine les premières études de moules. » Pour faire face à ce danger, Thierry Noyel décide de travailler plus en amont avec ses clients et développe une activité de prototypage. Deux ans plus tard, il investit dans des presses à injection pour maîtriser sa fabrication de A jusqu’à Z, et se tourne peu à peu vers les petites séries.
 Cette stratégie est immédiatement validée par les équipementiers automobiles, qui représentent aujourd’hui entre 40 et 50 % des 2 M€ de chiffre d’affaires de l’entreprise. « Nous travaillons également avec le médical, le sport loisir, l’aéronautique, les TP… », énumère la patron d’AMDI. Avant d’ajouter : « Nous avons toujours beaucoup investi pour être à la pointe de la technologie dans nos métiers et nous essayons d’être force de proposition. »
En croissance régulière de 5 à 10 % par an, AMDI est désormais connu et reconnu dans l’ensemble de l’Hexagone. Thierry Noyel s’est donc fixé un nouveau challenge. « J’ai décidé d’aller chercher de nouvelles opportunités de développement à l’international, précise-t-il. Pour l’heure, nous réalisons tout juste 10 % de notre chiffre d’affaires en dehors des frontières, mais je pense que nous pouvons au moins doubler ce chiffre. »
Pour l’aider dans cette démarche, il a intégré en 2011 un groupement de six entreprises industrielles rhodaniennes aux activités complémentaires. Baptisé LabElysées, ce groupement a installé un VIE à Stuttgart pour poser des jalons commerciaux et découvrir progressivement le marché allemand. « Pour des entreprises industrielles comme les nôtres, l’Allemagne est un objectif prioritaire. Mais nous savons pertinemment que ce sera un travail à long terme », conclut Thierry Noyel.

 

Thierry Noyel : « Nous avons toujours beaucoup investi »
 

Comment une PMI de 20 personnes peut-elle amener des grands leaders industriels à lui faire confiance ?

En étant sans cesse à la pointe de la technologie. Nous avons toujours beaucoup investi dans notre parc machines. Cette année, nous battons même un record, puisque nous investissons 2,5 M€, alors que notre chiffre d’affaires est de l’ordre de 2 M€. Certes une part importante de cet investissement est liée à la construction de notre nouvelle unité de production, mais nous avons également fait entrer un nouveau centre d’usinage 5 axes.

La construction de ce nouveau site s’apparente-t-elle à un pari sur l’avenir ?

C’est avant tout un outil qui va nous permettre de rationaliser notre activité. Nous étions jusque-là installés sur 3 sites. Certes, ils n’étaient distants que d’une centaine de mètres, mais cela compliquait terriblement les choses au quotidien. D’autre part, ils étaient vétustes et j’ai laissé échapper certains marchés, parce que je n’osais pas accueillir des acheteurs de groupes internationaux dans de telles conditions. Ceci étant dit, c’est aussi un pari sur l’avenir, puisque nos trois sites précédents totalisaient à peine 1 000 m2, alors que nous sommes désormais installés sur 1 600 m2. Nous avons par ailleurs une réserve foncière suffisante pour développer encore 1 800 m2 couverts.